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Guerre du Caucase: Moscou ne laissera pas passer sa chance

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Guerre du Caucase: Moscou ne laissera pas passer sa chance

Message par FDL le Mar 4 Nov - 17:25


A la suite de la reconnaissance par Moscou, le 26 août dernier, de l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, la Russie est devenue la cible d'une déferlante de critiques, en premier lieu de la part de l'Occident. Les Etats-Unis ont prédit à la Russie, et insistent toujours sur ce fait, un isolement sur la scène internationale et critiquent sans cesse sa politique tant intérieure qu'extérieure.

La Russie, pour sa part, organise des vols d'entraînement de bombardiers stratégiques dans la région de la mer des Caraïbes et envoie ses navires au Venezuela afin qu'ils participent à des manoeuvres conjointes avec la flotte vénézuélienne. Ces manifestations se déroulent dans une zone d'intérêt stratégique pour les Etats-Unis et constituent donc un défi ouvert à Washington. Les médias évoquent déjà une "nouvelle guerre froide" et estiment qu'elle ne tardera pas à se répercuter sur toutes les régions où se croisent les intérêts de ces deux pays. Le Proche-Orient ne fera pas exception.

Ce n'est pas un hasard si, début septembre, le thème du Caucase a été soulevé au cours du sommet quadripartite à Damas, avec d'autres problèmes régionaux, dont la situation au Liban et en Irak, le règlement du conflit israélo-palestinien et le programme nucléaire iranien. Ce sommet a réuni les président français et syrien, Nicolas Sarkozy et Bachar el-Assad, ainsi que l'émir du Qatar, le Cheikh Khalifa bin Hamad Al Thani, et le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan.

"Nous ne voulons pas qu'une guerre froide, telle que celle menée au XXe siècle, se reproduise, et que la région redevienne l'arène de conflits, car si le feu se déclare dans une partie du monde, il se propagera dans d'autres régions, où il jaillira avec une force redoublée", a indiqué Bachar el-Assad au cours du sommet [propos retraduits du russe - ndlr.]. Quelques semaines avant, en s'entretenant à Moscou avec son homologue russe Dmitri Medvedev, le président syrien avait directement comparé la dernière guerre du Caucase à la situation au Proche-Orient. "Ces problèmes ont beaucoup en commun, d'autant que les deux régions ont une importance stratégique dans le système mondial", a relevé le leader syrien.

La guerre caucasienne s'est révélée n'être qu'une partie d'un jeu géopolitique dont le Grand Proche-Orient représente une autre scène. La "communauté" évoquée par el-Assad fait certainement allusion à l'intervention de Washington ainsi qu'à la lutte pour le contrôle des ressources énergétiques dont les deux régions recèlent. Bien entendu, les pays proche-orientaux n'ont aucun intérêt à redevenir l'arène de confrontations entre deux puissances, la Russie et les Etats-Unis. Cependant, nombreux sont les habitants du Proche-Orient qui souhaitent depuis longtemps le retour à un système international bipolaire. C'est majoritairement dans ce contexte que la région a perçu les démarches russes dans le Caucase.

A la différence des pays occidentaux, nombre d'Arabes - et de musulmans en général - ont soutenu Moscou, tant au niveau des leaders politiques qu'au sein de la population. Un tel soutien n'a rien à voir avec une affection particulière pour la Russie, bien que parfois, ce soit le cas. La guerre du Caucase a rappelé aux pays du tiers-monde l'époque de la guerre froide, avec d'un côté l'Union soviétique, et de l'autre, les détestables Etats-Unis et Israël, réunis dans un "complot sioniste mondial".

Les livraisons d'armements israéliens à Tbilissi ainsi que l'aide accordée par Israël aux militaires géorgiens ont fait beaucoup de bruit au cours du dernier conflit en Ossétie du Sud. Notons que les rapports étroits entre les Géorgiens et les Israéliens sont tout à fait naturels, étant donné que la communauté géorgienne d'Israël compte plus de 100.000 personnes. Pour ne citer que quelques exemples, la grand-mère de l'ancien premier ministre israélien Ariel Sharon est enterrée à Tbilissi et deux ministres géorgiens de la Défense, Timour Iakobachvili et David Kezerachvili, ont vécu en Israël. Ce dernier exemple explique, entre autres, le fait que la coopération bilatérale soit particulièrement intense en matière de défense, ainsi que la présence en Géorgie de conseillers militaires israéliens, y compris celle du général de brigade à la retraite Gal Hirsch, ancien commandant de la région nord, lors de la dernière guerre d'Israël contre le Liban en 2006.

En temps normal, l'exportation d'armements par Israël revêt un caractère commercial et, à la différence des transactions réalisées par des puissances plus importantes, ne revêt presqu'aucune nuance politique. Mais cette fois-ci, le partenariat - tout à fait naturel et explicable - avec les Géorgiens a joué un mauvais tour à Israël en s'inscrivant dans le contexte de la confrontation au Proche-Orient.

Les propos du leader du mouvement chiite libanais Hezbollah Hassan Nasrallah ont été les plus percutants. Selon lui, Gal Hirsch, "qui a essuyé une défaite au Liban, a rejoint la Géorgie, et c'est à cause de lui, qu'ils ont perdu eux aussi". Les médias spéculent sur le fait que la Russie, par esprit de vengeance contre Israël, pourrait fournir à la Syrie des missiles Iskander et renforcer en général la coopération militaire technique avec ce pays, en perturbant ainsi l'équilibre des forces au Proche-Orient au détriment d'Israël. D'autant que le lendemain même, ou presque, de la fin de la guerre dans le Caucase, Bachar el-Assad s'est rendu en Russie, donnant ainsi matière à de nombreuses rumeurs concernant d'éventuelles livraisons d'armes russes dans la région et à des discussions sur l'opposition entre la politique russe au Proche-Orient et celle des Etats-Unis et sur le rapprochement accéléré de la Russie avec les Arabes, en premier lieu avec la Syrie et des mouvements comme le Hamas et le Hezbollah, mais aussi avec l'Iran. A noter que plusieurs analystes russes n'excluent pas un tel scénario.

Pour Evgueni Satanovski, président de l'Institut du Proche-Orient à Moscou, la présence d'importantes quantités d'armements israéliens en Géorgie pourrait avoir pour conséquence d'entraîner une "certaine croissance des arsenaux d'armes russes en Syrie".

"Nous avons toujours suivi attentivement l'équilibre des relations entre nos partenaires", a-t-il fait remarquer.

L'expert a tenu à souligner que la Russie devait accomplir de telles démarches (et qu'elle le faisait) en tenant compte de ses propres intérêts et non dans l'unique but de contrarier l'Europe ou les Etats-Unis. "Qui plus est, tous ceux qui n'affectionnent pas la Russie seraient extrêmement satisfaits si nous nous remettions à contrarier n'importe qui, comme c'était le cas à l'époque soviétique, à gaspiller des milliards de dollars à travers le monde et à envoyer quatre parachutistes dans chaque coin où un fusilier marin américain a été repéré", a poursuivi M. Satanovski. C'est une approche du même type, d'après lui, qui est responsable de l'effondrement de l'Union soviétique. La Russie n'a pas l'intention de reproduire ces erreurs.

D'ailleurs, note pour sa part Rouslan Poukhov, directeur du Centre d'analyse des stratégies et des technologies, la Russie pourrait intensifier les travaux relatifs à l'exécution du contrat de livraison à l'Iran de systèmes de missiles sol-air S-300, et ce, justement pour répondre aux efforts américains visant à accélérer le processus d'intégration de la Géorgie et de l'Ukraine à l'OTAN.

"Lorsqu'il s'agit de livraisons d'armements à l'Iran, les pays occidentaux se mettent immédiatement à se comporter comme de jeunes filles hystériques. La Russie pourrait l'utiliser à son avantage: "Vous acceptez l'Ukraine et la Géorgie au sein de l'OTAN et la Russie vend des armes à l'Iran"... Et ce n'est pas tout. Il existe aussi la Syrie et le Venezuela", a indiqué l'expert. Commentant les informations selon lesquelles les pas de tir de missiles n'auraient pas encore été fournis à l'Iran, M. Poukhov a indiqué: "Il n'est pas exclu que ce soit effectivement le cas. Tant que la Russie et l'Occident parvenaient à s'entendre, le contrat pouvait rester dans un état de "léger gel". Mais aujourd'hui, l'heure H pourrait être arrivée en ce qui concerne l'intensification des livraisons à l'Iran de S-300", a affirmé l'analyste.

Or, ce sont les médias israéliens qui se montrent, comme d'habitude, particulièrement inépuisables concernant la guerre dans le Caucase et la perspective d'augmenter les livraisons russes au Proche-Orient. Ainsi, l'un des derniers articles parus en septembre dans le journal Yediot Aharonot, indique que les bâtiments de guerre russes stationnés au large de la Syrie espionnent Israël et transmettent les informations aux Syriens, qui les communiquent à leur tour au Hezbollah. Le journal publie ces informations en se référant au colonel Ram Dor, chef de sécurité de l'information au sein de l'armée israélienne. Les auteurs de l'article ont également tenu à rappeler que de nombreux combattants de Tsahal (Forces de défense israéliennes) expliquaient l'échec israélien lors de la guerre de 2006 par l'accès du Hezbollah aux renseignements et aux armements russes. Le périodique fait remarquer par ailleurs que ces informations avaient été reçues au moment même où la Russie était en train de négocier avec la Syrie des livraisons d'armes et de construire une centrale nucléaire en Iran. La Russie, de son côté, se plaint des livraisons d'armements israéliens à la Géorgie, indique le journal.

Ainsi, il faudrait interpréter tout cela de la façon suivante: la construction de la centrale nucléaire de Bouchehr et les négociations avec les Syriens sont une vengeance contre Israël pour avoir fourni des armements à la Géorgie et, en somme, confirment une nouvelle fois l'attitude négative - traditionnelle depuis l'époque soviétique - de Moscou à l'égard de Tel-Aviv. D'autres articles empreints du même ton sont également publiés dans la presse israélienne. Ils menacent la Russie de reprendre les livraisons d'armes aux Géorgiens si elle intervient dans les affaires du Proche-Orient.

Cependant, aucun journaliste ne fait remarquer que l'époque soviétique est révolue depuis longtemps et que Moscou a plus d'une fois souligné qu'il n'avait aucune intention d'appliquer une politique de blocs au Proche-Orient ni de faire un choix entre Israël et les Arabes. Quant à la centrale nucléaire de Bouchehr et la coopération militaire technique avec Damas, la Russie s'y attelle depuis plusieurs années déjà, ce qui n'est pas un secret pour les autorités israéliennes, qui l'ont appris de première main.

En outre, il convient de rappeler qu'au cours du conflit dans le Caucase, le ministère israélien des Affaires étrangères a recommandé instamment de geler les livraisons d'armes à la Géorgie. Ce n'est pas la première fois qu'une telle chose se produit: il y a un an, une importante transaction portant sur la fourniture d'armes aux Géorgiens avait été gelée en réponse à la demande de Moscou. Car la Russie avait jadis, elle aussi, renoncé à des projets de vente à la Syrie de missiles balistiques Iskander, et ce, afin de ne pas détériorer ses relations avec Israël. Au vu de ces faits, il est hors de propos de parler d'une vengeance de Moscou contre les Israéliens.

Quoi qu'il en soit, l'histoire des livraisons d'armements israéliens à la Géorgie n'a pas entravé les relations russo-israéliennes, tout comme celles-ci n'avaient pas été détériorées par les contacts entre Moscou et Damas ou Moscou et Téhéran. Pour confirmer ce fait, notons que le directeur général du ministère israélien des Affaires étrangères Aaron Abramovich a effectué une visite en Russie début septembre, et que l'accord sur la suppression des visas entre les deux pays est finalement entré en vigueur le 20 septembre.

Moscou n'a atteint un tel niveau de coopération avec aucun autre pays proche-oriental. D'ailleurs, pour être juste, il faut souligner qu'entretenir de bonnes relations avec Israël ne permet pas à Moscou d'influer sur la position des Israéliens dans le cadre du règlement du conflit au Proche-Orient. C'est justement Israël qui a empêché la réalisation du rêve des diplomates russes d'organiser à Moscou une conférence de paix sur le Proche-Orient. Et à l'heure actuelle, les Israéliens ont d'autres chats à fouetter: à la suite de la démission d'Ehud Olmert du poste de premier ministre, les hommes politiques de ce pays s'occupent de la formation du nouveau gouvernement et s'intéressent à la perspective des élections législatives.

Cependant, dans ce contexte, la Russie mais également les Etats-Unis sont perdants. L'administration sortante de George W. Bush avait promis d'obtenir la paix entre les Israéliens et le Palestiniens avant la fin du mandat de celui-ci. Or, la situation n'a guère progressé, alors que Washington est le seul à pouvoir exercer une influence sur Israël. A présent, c'est au nouveau chef de la Maison Blanche de jouer. Tout dépend de la stratégie qu'il choisira avec le Proche-Orient, avec les autres régions ainsi que les relations qu'il souhaitera entretenir avec la Russie. L'administration sortante, bien qu'elle l'accable de critiques à cause de ses démarches dans le Caucase, ne renonce cependant pas à coopérer avec Moscou dans le règlement des problèmes internationaux les plus sérieux, en premier lieu le problème iranien. Or, ces déclarations ne portent guère leurs fruits. Toute la coopération russo-américaine au Proche-Orient de ces dernières années montre qu'en dépit de leurs objectifs et aspirations semblables, et malgré des formats de négociations communs, chacun de ces pays s'en tient à sa propre tactique. Et la guerre du Caucase n'y change rien, y compris s'agissant de la politique russe dans cette région. Moscou ne se liera jamais d'amitié avec qui que ce soit dans le seul but de contrarier les Etats-Unis, mais tiendra compte de ses intérêts et de ses capacités. La principale chose que Moscou a apprise au cours de ces dernières années est de ne pas laisser passer sa chance, laquelle lui est actuellement offerte à la fois par ses opposants et ses alliés politiques. Et c'est justement ce que la guerre du Caucase a démontré.

Par Maria Appakova, RIA Novosti
25/09/2008
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