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L'imposition tranquille de la société néolibérale

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L'imposition tranquille de la société néolibérale

Message par 187-to-NWO le Mer 12 Nov - 10:15



Idéologie néolibérale

Depuis le colloque Lippman (1938) et la première réunion de la Société du Mont-Pèlerin en Suisse (1947), les partisans du libéralisme à outrance se sont organisés pour fustiger l'État interventionniste, qui s'affirmait pourtant comme un outil de développement collectif mettant en place toute une série de politiques (aide sociale, assurance-chômage, législation du travail) visant à garantir une plus grande justice sociale et à lutter contre les inégalités, sources de conflits, le tout en prenant soin de stimuler la croissance économique.

À leurs yeux, la privatisation, la libéralisation et la déréglementation devaient devenir les mots d'ordre de tout bon gouvernement et les think tanks néolibéraux allaient se charger de porter la bonne parole. On les retrouve à l'origine de la création du Forum économique mondial de Davos (1971), en Suisse, sorte de grand frère du FEIA. Ils sont aussi, par la voix des Chicago Boys (anciens étudiants de Milton Friedman à l'Université de Chicago), les conseillers économiques du général Pinochet dans le Chili post-1973.

Patiemment, ils diffuseront l'idéologie néolibérale, poursuivant minutieusement le travail de dénigrement du providentialisme et de l'interventionnisme étatique pour finalement en venir à marquer des points au tournant des années 1980. Après sa période d'incubation dans le laboratoire chilien, les élections de Margaret Thatcher en Grande-Bretagne (1979) et de Ronald Reagan aux États-Unis (1980) vont symboliser le triomphe du néolibéralisme dans le monde occidental. «There is no alternative», comme se plaisait à le marteler la Dame de fer.

Le Québec ne fut pas à l'abri de ce virage néolibéral. Dès 1979, le ministre d'État au développement économique du Québec, le péquiste Bernard Landry, reconnaissait le rôle du secteur privé, la pression de la concurrence internationale et la crise budgétaire. René Lévesque, à partir de son second mandat en 1981, avançait aussi l'argument de l'assainissement nécessaire des dépenses publiques, affirmait que le développement économique est avant tout l'affaire des entreprises, que les programmes sociaux devaient favoriser la formation de la main-d'oeuvre et la réinsertion sur le marché du travail.

Mais le discours néolibéral a pris véritablement racine au Québec avec les deux mandats libéraux du gouvernement Bourassa. On se souvient des trois rapports des sages (Gobeil, Scowen et Beaulieu) de 1986 qui énonçaient clairement les politiques de privatisation, de déréglementation... première tentative de réingénierie de l'État québécois, qui ne fut cependant pas mise en oeuvre.

Puis, plus concrètement, le Québec fut plongé dans la spirale des accords de libéralisation des échanges avec la signature de l'ALE (1988), puis de l'ALENA (1992). L'alternance de 1994, marquée par le retour au pouvoir du Parti québécois, aurait pu laisser présager une certaine inflexion de cette dynamique néolibérale. Et pourtant, passé le référendum de 1995 où il y eut une certaine accalmie sur ce front, vint Lucien Bouchard avec sa lutte pour le déficit zéro (1996) qui allait conduire à des coupes drastiques dans les secteurs de la santé, de l'éducation et de la sécurité du revenu. Et, finalement, Jean Charest fait son entrée sur la scène provinciale en 2003 en permettant au Parti libéral de s'installer de nouveau au pouvoir.

Québec lucide...

La suite, nous la connaissons: réingénierie de l'État, législations favorables aux PPP, sous-traitance, manifeste pour un Québec lucide, mont Orford, bâillons... En somme, et en toute lucidité, ce que nous impose ce recul sur 25 années de vie politique québécoise, c'est le constat d'une certaine continuité dans la mise en place d'une société néolibérale au Québec, peu importe le parti politique au pouvoir.

Au lendemain des dernières élections provinciales, qui ont reconduit au pouvoir le gouvernement Charest et permis à l'ADQ de s'imposer comme premier parti d'opposition, la perspective du changement s'est évanouie. D'autant plus que le Parti québécois et sa nouvelle direction souhaitent «moderniser la social-démocratie» en s'inspirant du modèle britannique. Navrante perspective.

«There is no alternative», nous y revenons. Que ce soit à cause de la crise des années 1970 ou encore de la mondialisation des années 1990, ce discours est toujours le même: nous n'avons pas d'autre choix que d'avaler la pilule néolibérale. C'est cela l'approche stratégique de la pensée unique: un modèle qui s'impose comme une évidence, un peu comme un phénomène naturel. Mais ce pouvoir idéologique n'est pas apparu soudainement au tournant des années 1980, il s'est construit patiemment et méthodiquement depuis les années 1930, saisissant toutes les occasions de l'histoire pour avancer un peu plus chaque fois.

Il n'y a rien de naturel dans le néolibéralisme, rien de naturel dans la conception et les orientations de la mondialisation que ce courant politique véhicule. Le tout est pensé et mis en place par des êtres humains, résulte d'une volonté politique dans plusieurs pays et gouvernements, en somme d'un choix fait par quelques-uns et imposé à d'autres. Et, dans ce travail d'imposition tranquille de la société néolibérale à toutes les échelles, les 37 Forums économiques mondiaux qui se sont tenus à Davos depuis 1971, de même que les 13 Forums économiques internationaux des Amériques de Montréal, ont joué plus qu'un rôle de façade.

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